Festiva ganoua

Le Forum

Forum «l’Afrique à venir»

Les 13 & 14 juin

Organisé en partenariat avec le Conseil National des Droits de l’Homme

Dès la préhistoire, et comme le révèlent depuis longtemps les fouilles archéologiques, les rapports entre les « deux rives » du Sahara se sont établis sur divers plans : politique, spirituel culturel et économique. Dans ce berceau de l’humanité qu’est l’Afrique, les relations humaines qui se sont forgées au-delà des frontières géopolitiques ont ainsi donné naissance à une histoire commune, inégalement partagée mais heureusementde plus en plus connue grâce aux nombreux travaux scientifiques de ces dernières décennies. Reliés par de multiples pistes caravanières, les lieux de mémoire de cette histoire, toujours actifs voire en expansion pour certains, disparus ou menacés pour d’autres, en témoignent ; de ses accomplissements et de ses tourments.
 
Djenné, Ghana, Awdaghost, Gao, Agadès, Touat, Tamedoult, Noul, Ghadames, Zawila, Marrakech, Sijilmassa, Sabta, … autant de carrefours, d’escales et de relais entre le bassin méditerranéen et Blad Es Soudan, sillonnés durant des siècles par d’entreprenants négociants musulmans et juifs de Fès ou de Marrakech. Mogador/ Essaouira fonctionne alors comme le port de Timbouctou dont les zaouias et les bibliothèques, récemment menacées, témoignent de cette mémoire et de son intense dimension spirituelle.
 
La traite négrière puis la brutale intrusion coloniale perturbent en profondeur cette longue tradition, rapprochant et éloignant à la fois les sociétés africaines, et bouleversant leurs relations. Pour tous les pays, cette longue nuit est synonyme de domination, de spoliations et de déséquilibre des ordres sociaux et économiques traditionnels. Le nouvel ordre économique capitaliste met définitivement fin aux réseaux transahariens multiséculaires de commerce et d’échanges humains.
 
Amorcées durant l’entre-deux-guerres et en expansion continue à partir de la Deuxième Guerre mondiale, les luttes pour l’indépendance arriment à nouveau les sociétés africaines les unes aux autres.
 
Partageant les élans et les espoirs de la décolonisation, les peuples et les nouveaux Etats entament le long combat pour la démocratie et le développement.
 
Alimenté par un mouvement culturel neuf et vigoureux (la négritude), nourri par des courants politiques socialisants et allié du Mouvement des non alignés, le panafricanisme connaît son heure de gloire. Tous les espoirs sont permis alors et le continent fait front pour achever son émancipation encore entachée par le maintien de l’apartheid et des dernières colonies portugaises (Mozambique, Angola, Guinée-Bissau) et française (Algérie).
 
Au début des années 1960, à Oujda, au Maroc, Nelson Mandela, encore libre, vient à la rencontre des nationalistes marocains et algériens.
 
Le demi-siècle qui suit est à la fois tragique et prometteur.
A de trop nombreuses reprises, la dignité et les droits fondamentaux des Africain-e-s sont gravement bafoués durant de multiples guerres civiles et affrontements pour le pouvoir. Périodiques, les crises humanitaires, souvent aigues (famines, réfugiés) installent l’image d’un continent « mal-parti » et irrémédiablement condamné. Sur le plan politique, pratiquement tous les pays connaissent de longues séquences autoritaires, voire despotiques et le panafricanisme paraît comme impuissant face à des élites qui semblent uniquement préoccupées par leur précarré national.
 
Mais en même temps, l’apartheid est vaincu et des vagues de libéralisation politique se succèdent, bien qu’avec des fortunes variées. Les sociétés affirment sans ambages leur aspiration à l’alternance politique, à la justice et à la dignité. Dans de nombreux pays, malgré les obstacles, la société civile devient un acteur incontournable, alors que sur le plan économique, et en dépit des retards accumulés, de nombreux entrepreneurs confortent leurs ambitions et leurs capacités d’innovation.
 
S’appuyant sur une longue tradition de mobilités, les Africain-e-s intègrent durant cette même période
« la planète migratoire » et développent leurs réseaux diasporiques sur le plan subrégional, régional
et international. Leur contribution au développement de leurs régions de départ est devenue centrale.
 
Mais c’est probablement dans le domaine de la culture que les créateurs d’Afrique ont démontré leur immense talent et leur savoir-faire. Dans le roman (Ahmadou Kourouma, Wole Soyinka, Naguib Mahfouz, …), la poésie (Léopold Sédar Senghor), les arts plastiques (Osman Sow, Ludovic Fadaïro, Yinka Shonibare, …), la photographie, le cinéma (Idrissa Ouedraogo, Ousmane Sembène, Abderahman Sissako…), mais surtout la musique (Ali Farka Touré, Salif Keita, Oumou Sangaré, Doudou Ndiaye Rose, ... ), ces créateurs se sont à la fois faits les témoins des aspirations fondamentales de leurs sociétés et ont inscrit les cultures africaines dans l’universel tout en esquissant l’Afrique à venir.
 
Insérée depuis des siècles dans l’histoire de l’Afrique, Essaouira a renoué, depuis vingt ans, avec le continent et ses cultures grâce au Festival Gnaoua et Musiques du Monde : une musique et une tradition spirituelle qui témoignent de cette mémoire partagée et des métissages qu’elles nous a légués. Il était donc temps que le Forum du Festival, créé et organisé depuis trois ans en partenariat avec le Conseil National des Droits de l’Homme, se penche sur ce sujet, d’autant plus que le Maroc initie une ambitieuse politique de l’immigration et renoue sur les plans politique et économique avec l’Afrique sub-saharienne.
 
Rassemblant, comme à l’accoutumée, chercheurs et acteurs sociaux, spécialistes et simples festivaliers, le forum ambitionne de revisiter cette histoire sur la longue durée, tout en analysant ce qui fait l’Afrique d’aujourd’hui, ses contraintes et ses atouts, sa place dans le monde d’aujourd’hui, ses dynamiques régionales et ce que pourrait être le rêve, l’ambition de l’Afrique à venir.

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