Festiva ganoua
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FORUM

Créativité et politiques culturelles à l’ère du numérique

Les 30 Juin et 1er Juillet 2017, de 9h30 à 13h30

Hôtel Atlas Essaouira & Spa « salle la caravelle »

Organisé en partenariat avec le conseil national des droits de l’homme au maroc (CNDH)

 

À l’occasion de la 20ème édition, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira et le Conseil national des droits de l’Homme du Royaume du Maroc (CNDH), organisent, pour la sixième année consécutive, le Forum des droits de l’Homme les matinées des 30 juin et 1er juillet 2017.

Depuis 2012, aux côtés de la musique et des arts, le forum du Festival est venu renforcer cet espace avec un lieu de débat entre des intervenants nationaux et internationaux, sur des problématiques actuelles de nos sociétés.

Après deux premières éditions, en 2012 et 2013, consacrées successivement à la jeunesse et à la culture, l’Afrique est depuis quatre ans la thématique centrale du forum avec un forum consacré à l’histoire (2014), un second consacré aux femmes (2015) et le dernier aux diasporas africaines (2016).

Cette année, le forum du Festival aborde des problématiques plus que contemporaines en s’attachant à comprendre les liens entre le digital et la culture.

Créativité et politiques culturelles à l’ère du numérique

Il y a des signes qui ne trompent pas.


- Google a initié il y a quelques années un projet gigantesque pour numériser, à très haute définition, 57.000 œuvres artistiques majeures, issues de 230 musées parmi les plus prestigieux dans le monde.

- Amazon a lancé en 2013 une plateforme pour la vente d’œuvres artistiques. En tout, nous parlons de 40.000 œuvres issues de 150 galeries internationales !
- De grands  musées mondiaux comme le MoMA se dotent de stratégies numériques, de community managers, de galeries virtuelles, etc.

- 100.000 œuvres littéraires numériques sont aujourd’hui disponibles en France.

Dans un pays comme le Maroc, comme partout ailleurs, la sortie d’albums de musique ne se fait plus que sur Internet. Ainsi,  le groupe Hoba Hoba Siprit ou le chanteur Bigg n’éditent plus de CD depuis plus de trois ans. Leurs albums sont mis en ligne gratuitement sur Internet et sont téléchargées des millions de fois en quelques jours seulement.
Le digital rattrape ainsi le monde de la culture. Comme pour tous les autres secteurs de la vie publique, la création culturelle passe désormais par le numérique, imposant à tous de nouvelles manières de lire, d’écouter, de regarder, et de consommer. Mais ce n’est pas la seule révolution à l’œuvre.

Le digital implique-t-il de nouvelles manières de d’émouvoir, de toucher, d’interpeller, de transmettre un message politique, social ou artistique ? Autrement dit, est-il une chance ou une menace pour la création artistique ? Le numérique sonne-t-il le glas des formes actuelles de culture « traditionnelle » ? Quel sens a encore une programmation artistique au temps du ATAWAD (anytime, anywhere, anydevice) ?
Permet-il de plus grandes marges de liberté ? Offre-t-il aux minorités et aux groupes vulnérables de nouveaux espaces d’expression et de visibilité ? Le digital devient-il un outil de résistance culturelle ?

Quelle est la responsabilité des pouvoirs publics et de l’ensemble des autres acteurs du champ culturel et quelle doit-être dans ce nouveau contexte radicalement nouveau ?

Ces questions sont universelles. Elles interpellent également les acteurs et les consommateurs de culture au Maroc et en Afrique. Le choix de la thématique « Créativité et politiques culturelles à l’ère du numérique » est donc plus que jamais auparavant d’actualité.

Les thématiques abordées s’articuleront autour de quatre axes :

Arts vivants, édition, cinéma, musique… ce que change le digital !

On ne crée plus, on ne lit plus, on ne s’émeut plus de la même manière à l’ère du digital. Des musiciens, des auteurs, des peintres s’expriment sur leur manière de créer à l’ère du digital. Ce que cela change, ce qu’ils gagnent et ce qu’ils regrettent.

Le digital au service de la diversité ?

En Tunisie, en Egypte, en Libye, en Palestine  et jusqu’en Arabie Saoudite … de jeunes artistes cassent les codes établies et déjouent la censure en publiant des œuvres artistiques sur internet, qui rencontrent un franc succès. Mais le buzz est-il compatible avec la création de sens ? Le risque de gadgétisation de la culture n’est-il pas important ?

Vers l’émergence de nouvelles disciplines artistiques

Le digital favorise l’émergence de nouvelles formes d’art comme le videocast, la web video, la photo digitale, etc.

Quelles politiques publiques et quelles actions de l’ensemble des acteurs

Face au marché, omniprésent dans le digital, que devraient être les nouvelles politiques culturelles publiques pour soutenir la création, combattre les fractures numériques et garantir l’égalité ?

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